Le Chili : Santiago et le Désert d'Atacama
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Dernière mise à jour : il y a 3 heures
Ce voyage au Chili, et particulièrement dans le désert d’Atacama, restera l’une de nos plus belles découvertes en voyage. Après une première étape à Santiago du Chili, nous avons rejoint San Pedro de Atacama, porte d’entrée vers des paysages absolument spectaculaires. Vallées lunaires, dunes immenses, lagunes turquoise, flamants roses, déserts, volcans et hauts plateaux de l’Altiplano : chaque journée nous a dévoilé un nouveau décor. Nous avons choisi de parcourir une grande partie de la région en autonomie, tout en faisant appel à des guides pour les excursions les plus isolées et à haute altitude. Du sandboard dans la Vallée de la Mort aux flamants roses de Chaxa au coucher du soleil, des lagunes d’altitude aux Monjes de la Pacana, sans oublier une soirée astronomique sous les étoiles, Atacama nous a véritablement fascinés. Dans cet article, je vous partage les sites et les excursions que nous avons effectué et des conseils pour préparer au mieux un voyage dans le désert d’Atacama.

NOTRE ITINERAIRE AU CHILI, EN BOLIVIE ET A L'ILE DE PAQUES
Ce voyage nous a emmenés à travers certains des paysages les plus spectaculaires d’Amérique du Sud, de Santiago du Chili aux immensités du désert d’Atacama, avant de franchir la frontière pour une expédition de trois jours en 4x4 à travers le Sud-Lípez bolivien jusqu’au Salar d’Uyuni. Des lagunes colorées peuplées de flamants roses, des volcans, des déserts à perte de vue et des nuits au milieu de nulle part : cette traversée de la Bolivie restera l’un des temps forts de notre voyage. Nous sommes ensuite revenus au Chili avant de nous envoler vers un territoire complètement différent, perdu au milieu de l’océan Pacifique : l’Île de Pâques, ou Rapa Nui. Quatre jours à découvrir les moaï, les volcans, les traditions polynésiennes et surtout une île dont l’atmosphère ne ressemble à aucune autre. Plus qu’un simple itinéraire, ce voyage a été une succession de paysages incroyables, d’expériences humaines et de rencontres, avec cette sensation permanente d’être partis très loin de notre quotidien.
SANTIAGO DU CHILI : première étape de notre voyage
Prendre de la hauteur sur la capitale chilienne
Santiago du Chili constitue une étape presque incontournable avant de rejoindre le nord du pays et le désert d’Atacama. Nous avons donc profité de notre passage dans la capitale pour prendre le temps de la découvrir. Entourée par la cordillère des Andes, Santiago est une immense métropole dont on ne mesure réellement l’étendue qu’en prenant de la hauteur. Pour cela, direction le Cerro San Cristóbal, l’une des collines emblématiques de la ville. Nous avons choisi d'y monter en téléphérique, une façon ludique de découvrir Santiago et de profiter progressivement d’un panorama impressionnant sur la capitale. Lorsque le ciel est suffisamment dégagé, les sommets des Andes apparaissent derrière les immeubles et rappellent à quel point la ville est entourée par les montagnes.
Sky Costanera : Santiago vue d’en haut
Pour prendre encore un peu plus de hauteur, nous sommes montés au Sky Costanera, installé au sommet de la Gran Torre Santiago. À près de 300 mètres au-dessus de la ville, la plateforme panoramique permet d’observer Santiago à 360°.
La vue donne une tout autre dimension à la capitale. Les quartiers s’étendent à perte de vue et, en arrière-plan, la cordillère forme une immense barrière naturelle. Nous conseillons particulièrement cette visite en fin de journée, lorsque la lumière descend progressivement sur les montagnes et que Santiago commence à s’illuminer.
Parque Bicentenario : une parenthèse verte
Changement d’ambiance au Parque Bicentenario, dans le quartier de Vitacura. Ici, Santiago dévoile un visage beaucoup plus calme et verdoyant.
Le parc est agréable pour se promener, faire une pause ou simplement observer la vie locale. On y croise des familles chiliennes, des joggeurs et même des flamants roses autour des bassins. Une parenthèse appréciable dans une capitale de plus de six millions d’habitants.
C’est aussi dans ce secteur que l’on trouve plusieurs bonnes adresses pour déjeuner ou dîner, avec une atmosphère beaucoup plus résidentielle que dans le centre historique.

MUT : le nouveau lieu tendance de Santiago
Nous avons également beaucoup aimé le MUT – Mercado Urbano Tobalaba, un immense espace contemporain qui mélange gastronomie, boutiques, cafés, terrasses et espaces végétalisés. L’endroit est moderne, très agréable et permet de découvrir un visage plus actuel de Santiago. On y vient autant pour faire quelques achats que pour déjeuner ou simplement prendre un verre. Le choix pour se restaurer est particulièrement intéressant, avec de nombreuses adresses réunies dans une ambiance beaucoup plus conviviale qu’un centre commercial traditionnel. Nous vous conseillons d’y faire un tour à l’heure du déjeuner ou en fin de journée, lorsque les restaurants et les terrasses s’animent.
Attention aux taxis à Santiago
Un conseil important issu de notre propre expérience : soyez particulièrement vigilants avec les taxis jaunes et noirs pris directement dans la rue. Nous avons malheureusement connu une très mauvaise expérience avec l’un d’entre eux, ce qui nous incite à recommander la plus grande prudence. Nous vous conseillons d’éviter de héler un taxi au hasard dans la rue et de privilégier les Uber. Pour les transferts depuis et vers l’aéroport, privilégiez également un transfert organisé à l’avance par votre hôtel ou un service officiel.
Pour être totalement transparents, Santiago nous a laissé un avis assez mitigé. La ville possède quelques quartiers agréables, de beaux espaces verts et surtout des points de vue spectaculaires sur la cordillère des Andes, mais nous n’avons pas retrouvé le charme ou l’atmosphère de certaines autres grandes villes d’Amérique du Sud.
Santiago reste une étape presque incontournable dans un voyage au Chili, notamment pour prendre un vol vers Calama et le désert d’Atacama. Et finalement, ce contraste rend la suite du voyage encore plus impressionnante : en quelques heures seulement, on quitte une immense métropole pour se retrouver au milieu des paysages désertiques de l’Altiplano.
SAN PEDRO DE ATACAMA : un des plus beaux déserts du monde
Après Santiago, changement radical de décor. Nous prenons un vol pour Calama, porte d’entrée du désert d’Atacama, avant de rejoindre San Pedro de Atacama, petite oasis posée à environ 2 400 mètres d’altitude au milieu de paysages totalement arides.
Dès les premiers kilomètres, le décor est saisissant. La route traverse des étendues désertiques immenses, dominées au loin par les silhouettes des volcans de la cordillère des Andes. San Pedro est un petit village aux maisons en adobe, organisé autour de quelques rues en terre battue où se concentrent restaurants, boutiques, agences d’excursions et petites terrasses. L’ambiance est décontractée et internationale, avec des voyageurs venus du monde entier.
Nous avons choisi de rester plusieurs jours afin de découvrir le désert d’Atacama à notre rythme, mais aussi de nous acclimater progressivement à l’altitude. Et c’est probablement ce qui nous a le plus marqués ici : chaque journée offre des paysages totalement différents. Déserts de sel, lagunes turquoise, volcans, formations rocheuses, canyons et hauts plateaux se succèdent sans jamais donner l’impression de voir deux fois la même chose.

Vallée de la Luna : nos premiers paysages d’Atacama
Pour notre première découverte du désert, direction la Vallée de la Luna, située à seulement quelques kilomètres de San Pedro. C’est probablement l’un des sites les plus connus d’Atacama, mais il constitue une très belle introduction aux paysages de la région. Le décor porte particulièrement bien son nom : formations rocheuses sculptées par l’érosion, dunes immenses, crêtes acérées et étendues de sel composent un paysage presque lunaire. On se promène à pied entre les différents points de vue avant de prendre progressivement de la hauteur. La fin de journée est le meilleur moment pour découvrir la vallée. Lorsque le soleil descend, les couleurs changent rapidement, passant de l’ocre au rouge puis au violet, tandis que les volcans de la cordillère apparaissent au loin. Notre premier coucher de soleil dans le désert d’Atacama et déjà cette sensation d’être arrivés dans un autre monde.
Sandboard dans la Vallée de la Mort
Pour changer des visites plus contemplatives, nous avons testé une activité beaucoup plus ludique : le sandboard dans la Vallée de la Mort, également appelée Valle de Marte. Après avoir récupéré nos planches, il faut commencer par grimper les dunes à pied. Et sous le soleil d’Atacama, la montée constitue presque une activité en elle-même ! Mais une fois en haut, le décor est spectaculaire et la descente récompense largement les efforts. Quelques explications suffisent avant de se lancer sur les grandes pentes de sable. Les premières descentes sont hésitantes, puis on prend rapidement confiance et les sensations arrivent. Une expérience très sympa à faire en famille ou avec des adolescents, qui permet surtout de découvrir le désert d’une manière totalement différente.
Laguna Cejar : flotter au milieu du désert
La Laguna Cejar offre encore un tout autre visage d’Atacama. Au milieu d’une immense étendue désertique apparaissent plusieurs lagunes aux eaux turquoise, entourées d’une croûte de sel d’un blanc éclatant. La concentration en sel y est tellement importante que l’on peut flotter naturellement à la surface de l’eau, une sensation assez étonnante qui rappelle celle de la mer Morte. L’eau est fraîche, mais l’expérience mérite vraiment d’être tentée. Au-delà de la baignade, c’est surtout le contraste des couleurs qui nous a séduits : le bleu intense de l’eau, le blanc du sel, les tons ocre du désert et les volcans qui ferment l’horizon. Une nouvelle fois, Atacama nous donne l’impression de changer complètement de décor en quelques kilomètres.
Laguna Tebinquiche : le désert dans toute son immensité
Nous poursuivons vers la Laguna Tebinquiche, au cœur du Salar d’Atacama. Ici, le paysage devient beaucoup plus épuré. Une immense étendue blanche s’ouvre devant nous, avec la cordillère des Andes et ses volcans en toile de fond. Un sentier permet de longer la lagune et d’observer de près les formations de sel. Lorsque le vent tombe, les montagnes peuvent se refléter dans l'eau et le paysage devient presque irréel. Nous avons particulièrement aimé le sentiment d’immensité et de silence qui se dégage de Tebinquiche. Il n’y a finalement pas grand-chose à « faire », et c’est justement tout l’intérêt du lieu : marcher, observer et profiter de ce décor minimaliste où l’horizon semble ne jamais finir.

Laguna Chaxa : à la rencontre des flamants roses
Au cœur du Salar d’Atacama, la Laguna Chaxa offre un paysage encore différent. Ici, les grandes vedettes sont les flamants roses qui viennent se nourrir dans les eaux peu profondes de la lagune. Un chemin aménagé traverse les formations de sel et permet de les observer à distance. On les voit avancer lentement dans l’eau, plonger la tête pour se nourrir puis, parfois, prendre leur envol devant les volcans de la cordillère.
Nous avons choisi de découvrir Chaxa en fin de journée, au moment du coucher du soleil, et c’est sans doute l’un des meilleurs moments pour profiter du site. À mesure que le soleil descend, la lumière devient plus douce et les couleurs du salar se transforment. Le ciel prend des teintes orangées et rosées tandis que les silhouettes des flamants se reflètent dans les eaux calmes de la lagune. Attention pour rejoindre la Laguna Chaxa : ne vous fiez pas uniquement à Google Maps. Lors de notre passage, l’itinéraire indiqué ne correspondait pas à l’accès réel en raison de la mise en place d’une route provisoire. La signalisation n’est pas toujours évidente et nous avons dû chercher un peu avant de trouver le bon accès. Mieux vaut donc vérifier les indications sur place avant de s’engager sur une piste. Le spectacle est magnifique et l’atmosphère très particulière. Le silence, l’immensité du salar, les volcans à l’horizon et les flamants roses éclairés par les dernières lumières de la journée composent l’une des plus belles images de notre séjour à Atacama.

Valle del Arcoíris : la vallée aux mille couleurs
La Valle del Arcoíris, ou Vallée de l’Arc-en-Ciel, doit son nom aux différentes couches minérales qui colorent les montagnes. Rouge, vert, blanc, ocre et parfois presque violet : les teintes se superposent et donnent aux reliefs une apparence étonnante. La promenade se fait à pied au milieu des formations rocheuses et permet d’observer les couleurs de beaucoup plus près. Le site est moins spectaculaire par ses dimensions que d’autres paysages d’Atacama, mais il possède une atmosphère particulière et permet surtout de découvrir une nouvelle facette de la géologie du désert. La route pour rejoindre la vallée participe également à l’expérience, avec de vastes paysages désertiques et quelques traces de présence humaine qui rappellent que cette région est habitée depuis des milliers d’années.
Vallecito et le Magic Bus : une curiosité au milieu de nulle part
Direction ensuite Vallecito, un secteur moins fréquenté qui rappelle par endroits les paysages de la Vallée de la Luna, mais dans une atmosphère beaucoup plus sauvage. La particularité de cette excursion est aussi de réussir à trouver le site ! L’accès au Magic Bus n’est pas indiqué et il faut quitter la route principale pour emprunter une piste dans le désert. Comptez ensuite environ 30 minutes de conduite sur cette piste, avec cette étrange impression de rouler au milieu de nulle part sans vraiment savoir si l’on se dirige au bon endroit. Puis apparaît soudain une image totalement improbable : un ancien bus abandonné au milieu du désert, surnommé le Magic Bus. Son isolement absolu au cœur de ce paysage minéral lui donne tout son intérêt et en fait un spot photo particulièrement original. Le bus en lui-même n’est évidemment pas la merveille naturelle du siècle, mais le chercher fait presque partie de l’expérience. L’endroit permet surtout de sortir des visites classiques d’Atacama et de découvrir un secteur beaucoup moins fréquenté, avec un vrai petit sentiment d’aventure.
Lagunes altiplaniques et Monjes de la Pacana : l’une de nos plus belles journées
Cette journée restera probablement comme l’une des plus spectaculaires de notre séjour dans le désert d’Atacama. Pour cette excursion, nous avons fait le choix de passer par un prestataire local plutôt que de nous aventurer seuls. À plus de 4 000 mètres d’altitude, les conditions peuvent rapidement devenir difficiles : pistes isolées, absence de réseau, changements météorologiques et surtout effets possibles de l’altitude. Il nous semblait beaucoup plus prudent d’être accompagnés par un guide connaissant parfaitement la région. Nous prenons progressivement de l’altitude pour rejoindre l’Altiplano et des paysages de plus en plus sauvages. La végétation disparaît presque totalement, les routes deviennent des pistes et les volcans semblent de plus en plus proches.
Nous découvrons plusieurs lagunes d’altitude, posées au milieu de paysages minéraux immenses. À cette altitude, les couleurs paraissent encore plus intenses : eau turquoise, montagnes rouges et jaunes, ciel d’un bleu profond et sommets parfois enneigés. Les distances sont immenses et l’on peut rouler de longs kilomètres sans croiser personne. Nous poursuivons jusqu’aux Monjes de la Pacana, d’immenses formations rocheuses dressées verticalement au milieu du désert. Sculptées par des millions d’années d’érosion, certaines atteignent plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Ici, nous sommes à plus de 4 500 mètres d’altitude, seuls face à l’immensité de la cordillère.

Et quel plaisir de pique-niquer au pied des Monjes de la Pacana, face à ce paysage hors norme ! Quelques tables et chaises installées au milieu de nulle part, un déjeuner simple et cette vue incroyable devant nous : c’est précisément ce genre de moment qui transforme une excursion en véritable souvenir de voyage.
Le vent, le froid et le manque d’oxygène rappellent néanmoins que nous évoluons dans un environnement extrême. Mais le sentiment de liberté est incroyable. Cette journée, entre lagunes d’altitude, immensité de l’Altiplano et déjeuner face aux Monjes de la Pacana, restera incontestablement l’un de nos plus beaux souvenirs d’Atacama.
Canyon de Guatín et thermes de Puritama : une journée plus douce
Après les paysages extrêmes de l’Altiplano, nous partons découvrir le canyon de Guatín, où l’eau a permis à une végétation inattendue de se développer au milieu du désert. Le sentier longe le canyon entre rochers et cactus géants. Après plusieurs jours entourés de sel, de sable et de volcans, retrouver de l’eau et de la végétation apporte un contraste assez étonnant.
Nous poursuivons ensuite jusqu’aux thermes de Puritama, nichés au fond d’un canyon. Plusieurs bassins naturels alimentés par une source d’eau chaude se succèdent au milieu des herbes et des parois rocheuses.
Après plusieurs journées de pistes, de marche et d’altitude, se baigner dans une eau chaude en plein désert est un vrai bonheur. Nous avons volontairement gardé cette expérience pour la fin de notre séjour à San Pedro et c’était une excellente idée : une parenthèse beaucoup plus reposante avant de poursuivre notre voyage vers des territoires encore plus sauvages.
Nous avons volontairement choisi de ne pas faire l’excursion aux geysers du Tatio, ayant déjà eu l’occasion d’observer ce type de phénomène lors de précédents voyages, et avons préféré consacrer notre temps à de nouvelles expériences et à la découverte de sites que nous ne connaissions pas encore.
Soirée astronomique : la tête dans les étoiles
Impossible de séjourner à San Pedro sans participer à une soirée astronomique dans le désert d’Atacama. L’altitude, l’extrême sécheresse de l’air et la très faible pollution lumineuse en font l’un des meilleurs endroits au monde pour observer le ciel. Une fois éloignés des lumières du village, il suffit de lever les yeux pour comprendre pourquoi : le nombre d’étoiles visibles à l’œil nu est absolument impressionnant.
Accompagnés d’un guide spécialisé francophone, nous apprenons à repérer les principales constellations et à mieux comprendre le ciel de l’hémisphère Sud, très différent de celui que nous observons en Europe. La Voie lactée se dévoile avec une netteté incroyable et l’observation se poursuit à travers de puissants télescopes permettant de découvrir planètes, amas d’étoiles et autres objets célestes invisibles à l’œil nu.
La soirée ne se limite cependant pas à l’astronomie. Une séance photo sous les étoiles permet de repartir avec de magnifiques souvenirs, avec la Voie lactée en toile de fond. Nous partageons ensuite un apéritif au milieu du désert, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
La soirée se poursuit au son de chants et de musiques locales, un joli moment de partage qui apporte une dimension beaucoup plus humaine à l’expérience. Assis sous les étoiles, un verre à la main, entourés par l’immensité et le silence du désert, nous profitons simplement de l’instant.
San Pedro de Atacama : une oasis animée au cœur du désert
Nous avons beaucoup aimé l’atmosphère de San Pedro de Atacama, cette petite oasis aux maisons en adobe et aux rues en terre battue posée au milieu du désert. Malgré sa taille, le village est étonnamment animé, notamment autour de la rue Caracoles et de la place centrale. On y trouve de très nombreux restaurants, bars, cafés, petites boutiques d’artisanat et magasins, et l’ambiance devient particulièrement agréable en fin de journée lorsque les voyageurs rentrent de leurs excursions. L’offre de restaurants est d’ailleurs assez surprenante pour un village aussi isolé : cuisine chilienne et andine, pizzas, cuisine internationale, petites adresses décontractées ou restaurants plus travaillés permettent de changer facilement d’ambiance chaque soir.
Pour notre séjour, nous avions choisi un boutique-hôtel de charme situé à seulement une dizaine de minutes à pied du centre du village, ce qui s’est révélé être un excellent compromis. Suffisamment proche pour rejoindre San Pedro à pied le soir, mais légèrement à l’écart pour retrouver le calme après nos journées d’excursion. L’établissement, parfaitement intégré au paysage avec ses tons naturels, ses matériaux inspirés de l’architecture locale et sa décoration épurée, disposait également d’une piscine, d’un espace bien-être, d’un restaurant et de beaux espaces extérieurs. Un véritable petit refuge au milieu du désert, particulièrement appréciable pour se poser quelques heures entre deux aventures sur l’Altiplano.
ORGANISER UN SEJOUR A SAN PEDRO DE ATACAMA : un itinéraire qui demande une vraie préparation
Organiser un voyage dans le désert d’Atacama demande beaucoup plus de préparation qu’il n’y paraît. Pour ce voyage, j’ai entièrement conçu notre itinéraire en amont, avec l’objectif de découvrir un maximum de sites en autonomie tout en conservant un rythme agréable et, surtout, en évitant de multiplier les excursions privées. Celles-ci peuvent rapidement atteindre 150 à 200 € par personne et par journée, faisant considérablement augmenter le budget du voyage.
J’ai donc étudié précisément quels sites pouvaient être regroupés au cours d’une même journée, les distances et les temps de trajet, l’état des pistes, les horaires d’accès, les réservations à effectuer à l’avance, mais aussi l’altitude et la nécessité de prévoir une acclimatation progressive. Certains secteurs d’Atacama se découvrent très facilement avec une voiture de location, tandis que pour les journées les plus isolées ou à très haute altitude, j’ai volontairement choisi de faire appel à un prestataire local.
C’est précisément ce travail de préparation que je réalise lorsque je conçois un voyage pour Book de Voyage : trouver le bon équilibre entre autonomie et excursions accompagnées, construire des journées cohérentes et optimiser les déplacements sans transformer le séjour en course contre la montre. Cela permet aussi de maîtriser le budget tout en conservant la liberté qui fait, selon moi, tout l’intérêt d’un voyage sur mesure. Et malgré toute cette préparation, il faut savoir laisser une place à l’imprévu. Une piste mal indiquée, une route provisoire, la météo, l’altitude ou simplement l’envie de rester plus longtemps devant un paysage peuvent modifier le programme. Dans une région aussi sauvage qu’Atacama, un itinéraire bien pensé doit justement être suffisamment structuré pour pouvoir rester flexible.

Toute la famille a adoré cette étape, chacun avec ses moments préférés : le sandboard dans les dunes, les flamants roses de Chaxa au coucher du soleil, la baignade dans les lagunes salées, la soirée sous les étoiles ou encore cette incroyable journée sur les hauts plateaux jusqu’aux Monjes de la Pacana. Ce que nous avons particulièrement aimé à Atacama, c’est aussi la liberté de pouvoir découvrir une grande partie de la région par nous-mêmes. Prendre la voiture le matin, partir sur une piste à la recherche d’un site, pique-niquer face aux volcans ou s’arrêter simplement parce que le paysage est magnifique fait véritablement partie de l’expérience. Chaque journée nous réservait quelque chose de différent et parfois quelques imprévus, qui sont finalement devenus eux aussi des souvenirs du voyage. Mais notre découverte de l’Altiplano ne faisait finalement que commencer. Après plusieurs jours autour de San Pedro de Atacama, nous allions laisser notre voiture au Chili et poursuivre l’aventure de l’autre côté de la frontière pour 4 jours et 3 nuits en Bolivie. Cette fois, impossible de partir seuls : un 4x4, un chauffeur et des kilomètres de pistes nous attendaient pour traverser les paysages spectaculaires du Sud-Lípez, ses lagunes colorées, ses volcans et ses déserts d’altitude, jusqu’à atteindre l’un des endroits que nous rêvions le plus de découvrir : l’immensité blanche du Salar d’Uyuni.
Si vous souhaitez faire le même voyage et connaître toutes mes adresses (guides, hôtels, restaurants, transferts), contactez-moi !
J'organise pour vous ce voyage exceptionnel en dehors du tourisme de masse.

