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La Bolivie et l'Ile de Pâques

  • il y a 3 heures
  • 14 min de lecture

Après plusieurs jours dans le désert d’Atacama, nous poursuivons notre voyage par 4 jours et 3 nuits en Bolivie, à travers les paysages sauvages du Sud-Lípez jusqu’au mythique Salar d’Uyuni. À bord d’un 4x4 avec chauffeur, nous traversons des territoires parmi les plus isolés et spectaculaires de notre voyage : lagunes colorées, flamants roses, volcans, geysers, sources chaudes et déserts d’altitude, souvent à plus de 4 000 mètres. Après cette aventure au cœur de l’Altiplano, changement total de décor : nous revenons au Chili pour terminer notre voyage par 4 jours sur l’Île de Pâques, ou Rapa Nui. Volcans, côtes sauvages, culture polynésienne et mystérieux moaï nous attendent au milieu du Pacifique. Dans cet article, je vous partage notre itinéraire jour après jour, nos expériences, nos coups de cœur et mes conseils pour découvrir ces deux destinations hors du commun.


BOLIVIE : 4 JOURS À TRAVERS LE SUD-LÍPEZ JUSQU’AU SALAR D’UYUNI

JOUR 1 – DE SAN PEDRO DE ATACAMA À LA LAGUNA COLORADA : PREMIERS PAS EN BOLIVIE

Le réveil sonne tôt : nous quittons San Pedro de Atacama vers 6 heures du matin à bord d’un minibus en direction de la frontière bolivienne. Après les formalités d’immigration chiliennes puis boliviennes, nous arrivons au poste-frontière situé à environ 4 400 mètres d’altitude, perdu au milieu des paysages de la cordillère. C’est ici que nous changeons de véhicule pour embarquer à bord de notre Toyota Land Cruiser 4x4, qui sera notre compagnon de route pour les prochains jours. Dès les premiers kilomètres, nous comprenons que cette traversée sera très différente de tout ce que nous avons vécu jusque-là.

Laguna Blanca et Laguna Verde : au pied du Licancabur

Nos premières découvertes boliviennes sont les Laguna Blanca et Laguna Verde, dominées par l’imposante silhouette du volcan Licancabur. Le contraste entre les eaux des lagunes, les terres minérales et le cône presque parfait du volcan offre un premier aperçu spectaculaire de l’Altiplano bolivien. Nous évoluons déjà à plus de 4 000 mètres d’altitude, dans un environnement où les distances semblent immenses et où les traces de présence humaine deviennent extrêmement rares.

Désert de Dalí : un paysage presque irréel

Nous poursuivons vers le désert de Dalí, immense étendue minérale ponctuée de formations rocheuses aux formes étranges. Son nom fait référence aux paysages surréalistes des tableaux de Salvador Dalí, même si le peintre n’est jamais venu ici. Les montagnes aux teintes ocre, les rochers isolés et l’absence presque totale de végétation donnent réellement l’impression d’avoir changé de planète.

Sources chaudes : se baigner à plus de 4 000 mètres

Au milieu de ces paysages désertiques apparaît une expérience totalement inattendue : des bassins naturels alimentés par des sources chaudes. Pouvoir se baigner dans une eau agréablement chaude, à plus de 4 000 mètres d’altitude, face aux montagnes de l’Altiplano, est un moment assez exceptionnel. L’air extérieur est froid, mais le décor donne surtout envie de rester dans l’eau le plus longtemps possible.

Sol de Mañana : geysers et activité volcanique

Nous rejoignons ensuite Sol de Mañana, l’un des secteurs les plus étonnants de cette première journée. Le sol semble littéralement vivant : fumerolles, vapeur, mares de boue bouillonnante et fortes odeurs de soufre témoignent de l’intense activité géothermique de la région. Nous évoluons ici à près de 4 800 mètres d’altitude, l’un des points les plus hauts de notre voyage. Il n’y a pratiquement aucune barrière autour des zones géothermiques, ce qui rend l’expérience particulièrement impressionnante et rappelle aussi à quel point nous sommes dans une région encore très sauvage.

Laguna Colorada : des milliers de flamants roses

Nous terminons cette première journée devant l’un des paysages emblématiques du Sud-Lípez : la Laguna Colorada. Sa couleur rougeâtre, provoquée notamment par les micro-organismes et les sédiments présents dans l’eau, contraste avec le blanc du borax, les montagnes environnantes et le bleu intense du ciel. Mais ce sont surtout les milliers de flamants roses qui rendent le spectacle absolument exceptionnel. Plusieurs espèces fréquentent la lagune et nous pouvons les observer se nourrir dans les eaux peu profondes, parfois à quelques dizaines de mètres seulement. Le contraste entre le rose des flamants, le rouge de la lagune, le blanc des dépôts minéraux et les montagnes de l’Altiplano compose un décor presque irréel. Nous avons beaucoup voyagé et découvert des paysages extraordinaires aux quatre coins du monde, mais la Laguna Colorada restera sans aucun doute l’un des plus beaux paysages que nous ayons vus au cours de tous nos voyages. Un de ces endroits où l’on reste simplement à contempler le décor, avec le sentiment d’avoir devant soi quelque chose de véritablement unique.



L’Arbre de Pierre : dernière étape avant notre hôtel

Après la Laguna Colorada, nous poursuivons notre route à travers les paysages désertiques du Sud-Lípez pour une dernière étape avant de rejoindre notre hébergement : l’Arbre de Pierre, ou Árbol de Piedra. Dressée au milieu du désert de Siloli, cette étonnante formation rocheuse d’environ cinq mètres de hauteur a été sculptée au fil du temps par l’érosion et les vents chargés de sable.

Une première nuit à plus de 4 500 mètres

Après cette journée particulièrement intense, nous rejoignons notre hébergement pour une expérience assez unique : passer la nuit dans l’un des hôtels les plus hauts du monde, à plus de 4 500 mètres d’altitude. Ici, le confort prend une dimension toute relative : dehors, les températures chutent rapidement et le manque d’oxygène se fait sentir au moindre effort. Nous avions le chauffage et l'eau chaude jusqu'à 22h mais ensuite plus rien jusqu'à 6h du matin.

Cette première nuit au cœur du Sud-Lípez nous fait véritablement prendre conscience de l’isolement de la région. Nous sommes au milieu de l’Altiplano bolivien, à plusieurs heures de piste de la première véritable ville, entourés de volcans et de désert. Une sensation de bout du monde qui restera l’un des souvenirs les plus marquants de cette traversée.

JOUR 2 – FORMATIONS ROCHEUSES, FAUNE ANDINE ET VILLAGES DU SUD-LÍPEZ

Après une première journée spectaculaire, nous quittons notre hébergement vers 8 heures du matin pour poursuivre notre traversée du Sud-Lípez. Cette deuxième journée offre un visage différent de la Bolivie. Les grandes lagunes colorées laissent progressivement place à des formations rocheuses étonnantes, des paysages d’altitude et de petits villages andins isolés. Les distances sont importantes et nous passons plusieurs heures sur les pistes, mais ici, les trajets font véritablement partie du voyage.

La Vallée des Roches et Ciudad de Italia

Notre première étape nous conduit dans la Vallée des Roches, et notamment dans le secteur de Ciudad de Italia. Au milieu d’une immense plaine surgissent d’impressionnantes formations rocheuses façonnées pendant des milliers d’années par le vent et l’érosion.

Certaines prennent des formes étonnantes et semblent avoir été volontairement sculptées. Nous prenons le temps de marcher entre ces immenses blocs de pierre et de grimper sur quelques formations pour profiter du panorama. Une nouvelle fois, nous sommes pratiquement seuls au milieu de paysages immenses, avec cette sensation de liberté qui accompagne toute notre traversée de la Bolivie.

Laguna Vinto et faune andine

Nous poursuivons notre route vers la Laguna Vinto, nouvelle halte au milieu des paysages sauvages de l’Altiplano. Ici, pas d’infrastructures touristiques ni de grands aménagements : simplement une lagune, les montagnes et cette impression permanente d’être très loin de tout.

Tout au long de la route, nous croisons également de nombreux lamas et vigognes, parfaitement adaptés aux conditions extrêmes de l’Altiplano. Les voir évoluer librement au milieu de ces grandes plaines fait partie intégrante du spectacle. Nous nous arrêtons régulièrement pour les observer et profiter de ces rencontres souvent totalement imprévues.

San Agustín : à la découverte d’une Bolivie authentique

À l’heure du déjeuner, nous faisons étape à San Agustín, une petite ville andine qui nous permet de découvrir une tout autre facette de la Bolivie. Après des heures passées au milieu de paysages presque inhabités, cette halte est l’occasion de retrouver un peu de vie et surtout de découvrir le quotidien des habitants de l’Altiplano.

Nous déjeunons sur place et prenons le temps de nous promener dans les rues. La Bolivie est probablement l’un des pays où nous avons ressenti le plus fortement cette notion d’authenticité. Ici, les traditions ne semblent pas avoir été mises en scène pour les voyageurs. Nous croisons des femmes portant leurs tenues traditionnelles andines, leurs longues jupes et leurs chapeaux caractéristiques, non pas pour le folklore ou pour poser devant les touristes, mais simplement parce qu’il s’agit encore de leur manière de s’habiller au quotidien.

Ces scènes de vie, ces rencontres et cette impression d’observer un mode de vie encore profondément ancré dans les traditions nous ont beaucoup marqués. Au-delà de ses paysages extraordinaires, c’est aussi cette dimension humaine qui rend la Bolivie si particulière.

Le cimetière des trains : vestiges d’une autre époque

Avant de rejoindre Uyuni, nous faisons un arrêt au célèbre cimetière des trains, à quelques kilomètres de la ville. Au milieu d’un paysage désertique sont abandonnées d’anciennes locomotives et wagons datant de l’époque où Uyuni constituait un important nœud ferroviaire pour le transport des minerais.

Aujourd’hui rouillés et rongés par le temps, ces trains forment un décor assez étonnant. On peut marcher entre les locomotives, monter dans certains wagons et observer ces carcasses métalliques qui semblent avoir été abandonnées au milieu du désert. Un lieu insolite et très photogénique, qui contraste complètement avec les paysages naturels traversés depuis deux jours.

Un apéritif au coucher du soleil sur le désert de sel

Nous terminons cette journée de la plus belle des manières avec notre première véritable rencontre avec l’immensité du Salar d’Uyuni. En fin de journée, nous rejoignons le désert de sel pour assister au coucher du soleil, accompagnés d’un apéritif installé au milieu de cette immense étendue blanche. Quelques verres, quelque chose à grignoter et surtout un décor exceptionnel. À mesure que le soleil descend, la lumière transforme complètement le salar : le blanc du sel prend progressivement des teintes dorées, orangées puis rosées, tandis que les montagnes se dessinent au loin. Partager cet apéritif au coucher du soleil, dans le silence et l’immensité du Salar d’Uyuni, restera l’un de nos très beaux souvenirs de cette traversée. Une magnifique façon de terminer la journée avant de rejoindre notre hôtel de sel, où nous passerons notre deuxième nuit.


Une nuit dans un incroyable hôtel de sel

Pour cette deuxième nuit dans la région d’Uyuni, nous avions choisi un hôtel entièrement construit en blocs de sel, situé directement aux portes du Salar. Ici, le sel est partout : dans les murs, les sols, les plafonds voûtés, mais également dans une partie du mobilier et des sculptures qui décorent les espaces communs. Plus d’un million de blocs de sel extraits du salar ont été utilisés pour sa construction. Nous avons particulièrement apprécié de retrouver un véritable niveau de confort, avec de belles chambres, un restaurant et même un espace bien-être avec piscine intérieure, sauna et spa. Mais ce que nous avons surtout aimé, c’est cette sensation de dormir dans un lieu totalement intégré à son environnement, avec l’immensité du Salar d’Uyuni juste devant nous.



JOUR 3 – LE SALAR D’UYUNI : UNE JOURNÉE AU CŒUR D’UNE IMMENSITÉ BLANCHE

Cette troisième journée est celle que nous attendions probablement le plus : nous partons enfin explorer véritablement le Salar d’Uyuni, une immense étendue de sel de près de 12 000 km². Dès que notre 4x4 s’engage sur le salar, le paysage devient totalement irréel. Plus aucune route, aucun arbre, presque aucun repère : simplement du blanc à perte de vue et un ciel d’un bleu intense. Les distances sont difficiles à évaluer et les montagnes semblent flotter à l’horizon. Notre chauffeur roule directement sur la croûte de sel et, très rapidement, nous perdons toute notion d’échelle. C’est précisément cette sensation d’immensité qui rend le Salar d’Uyuni aussi spectaculaire.


Colchani : aux portes du Salar d’Uyuni

Nous faisons étape à Colchani, petit village situé aux portes du salar et historiquement lié à l’exploitation du sel. On y découvre la manière dont celui-ci est extrait et travaillé, mais aussi de nombreux objets et souvenirs fabriqués à partir de cette matière omniprésente dans la région.

Nous découvrons également l’une des premières constructions réalisées entièrement avec des blocs de sel extraits du salar. Murs, mobilier et éléments décoratifs témoignent de la manière dont les habitants ont appris à utiliser cette ressource naturelle pour construire dans un environnement où les matériaux traditionnels sont rares.


Les photos en perspective : un passage presque obligé

L’immensité parfaitement plate du Salar d’Uyuni crée un phénomène amusant : l’absence totale de repères permet de jouer avec les perspectives. Notre chauffeur, parfaitement habitué à l’exercice, nous aide à réaliser les fameuses photos où certains semblent minuscules tandis que d’autres deviennent gigantesques. On se prête rapidement au jeu et les idées deviennent de plus en plus improbables ! Un moment beaucoup plus léger au milieu de cette journée et surtout de très bons souvenirs à rapporter du Salar d’Uyuni.

Incahuasi : une île couverte de cactus géants

Après plusieurs kilomètres au milieu de cette étendue blanche apparaît soudain une masse rocheuse : l’île Incahuasi, posée en plein centre du Salar. Le contraste est saisissant. Cette ancienne île d’origine volcanique est aujourd’hui recouverte de cactus géants, dont certains atteignent plusieurs mètres de hauteur et sont âgés de plusieurs centaines d’années. Le sentier grimpe progressivement entre les cactus et les formations calcaires où l’on peut encore observer des traces de coraux et de coquillages, témoignages de l’époque où toute cette région était recouverte par un immense lac. Depuis les hauteurs de l’île, la vue à 360 degrés sur le Salar d’Uyuni est absolument spectaculaire. L’île semble flotter au milieu d’un océan blanc qui se prolonge jusqu’à l’horizon.


Déjeuner au pied de l’île Incahuasi

Nous redescendons ensuite pour déjeuner au pied de l’île, face à cette immensité blanche. Comme souvent depuis le début de notre traversée de la Bolivie, le repas est simple, mais le décor transforme complètement l’expérience. Déjeuner au milieu du Salar, avec les cactus géants d’Incahuasi derrière nous et pratiquement rien à l’horizon, fait partie de ces moments où l’on réalise vraiment à quel point nous sommes loin de notre quotidien.

Nous traversons une dernière fois cette immense étendue blanche avant de retrouver progressivement les pistes puis les premières habitations. Après trois journées passées entre lagunes colorées, volcans, déserts d’altitude, villages andins et étendues de sel, le retour à la civilisation semble presque étrange. Nous passons notre dernière nuit à Uyuni, avec le sentiment d’avoir vécu bien davantage qu’une simple excursion. Cette traversée du Sud-Lípez jusqu’au Salar d’Uyuni aura été une véritable aventure, autant par la beauté des paysages que par l’isolement et les rencontres qui ont rythmé ces trois journées.

JOUR 4 – RETOUR À SAN PEDRO DE ATACAMA

Pour cette traversée de la Bolivie, nous avions choisi un circuit en boucle au départ de San Pedro de Atacama, avec trois nuits en Bolivie et un retour au Chili le quatrième jour. Une formule particulièrement pratique dans notre itinéraire puisqu’elle nous permettait de poursuivre ensuite notre voyage au Chili sans avoir à prendre un vol depuis Uyuni.

Cette dernière journée est essentiellement consacrée au trajet. Départ d’Uyuni à 5h30 du matin pour rejoindre San Pedro de Atacama aux alentours de 12h30. Contrairement aux trois journées précédentes, l’objectif est cette fois d’emprunter l’itinéraire le plus direct, avec pratiquement aucune halte en chemin. Les paysages défilent une dernière fois derrière les vitres du 4x4 avant de retrouver progressivement la frontière chilienne.

Il faut prévoir un peu de temps pour effectuer à nouveau les formalités de sortie de Bolivie puis d’entrée au Chili. Une fois la frontière franchie, nous retrouvons notre minibus pour redescendre vers San Pedro de Atacama. Le contraste est assez saisissant : après plusieurs jours passés sur les pistes, souvent à plus de 4 000 mètres d’altitude et au milieu de territoires presque inhabités, retrouver les rues animées de San Pedro donne réellement l’impression de revenir à la civilisation.

Cette boucle San Pedro – Sud-Lípez – Salar d’Uyuni – San Pedro nous a semblé être une excellente façon de découvrir la Bolivie, sans multiplier les transports et tout en intégrant facilement cette aventure à un itinéraire plus large au Chili. Quatre jours intenses, parfois fatigants, mais qui resteront incontestablement parmi les moments les plus forts de notre voyage.


Le choix du prestataire : un élément essentiel de cette aventure

Pour cette traversée de la Bolivie, j’ai rigoureusement sélectionné notre prestataire, car sur un circuit aussi isolé et exigeant, la qualité de l’organisation fait réellement toute la différence. Nous avons choisi une formule VIP et privative, un choix que nous n’avons absolument pas regretté. Les conditions du voyage sont déjà parfois difficiles — altitude souvent supérieure à 4 000 mètres, froid, longues heures de piste, isolement et confort limité dans certaines régions — et bénéficier d’un 4x4 privé, d’un chauffeur expérimenté et d’un guide francophone change complètement l’expérience. Nous pouvions avancer à notre rythme, prendre le temps de profiter des paysages et adapter certaines étapes lorsque cela était nécessaire.

La formule avait également l’avantage d’être entièrement organisée et tout compris : les trois nuits d’hébergement, le 4x4 et le carburant, le chauffeur, le guide francophone, les repas et pique-niques ainsi que les entrées sur les différents sites étaient inclus. Une fois la frontière bolivienne franchie, nous n’avions plus à nous préoccuper de la logistique, ce qui est particulièrement appréciable dans une région où les infrastructures sont limitées et les distances importantes. Pour ce type de voyage, je considère vraiment que le choix du prestataire n’est pas un détail : il conditionne en grande partie le confort, la sécurité et la qualité de l’expérience. C’est aussi pour cette raison que je prends le temps, dans la préparation des voyages Book de Voyage, de sélectionner et vérifier avec attention les partenaires locaux auxquels je confie mes voyageurs.


ÎLE DE PÂQUES : 4 JOURS À RAPA NUI

Après notre aventure dans l’Altiplano, nous avons rejoint Santiago depuis Calama, puis passé une nuit dans un hôtel à proximité immédiate de l’aéroport afin de faciliter notre départ du lendemain. Il nous restait encore près de 5 heures de vol au-dessus du Pacifique avant d’atterrir sur l’Île de Pâques, l’une des îles habitées les plus isolées au monde. Nous y avons passé 4 nuits et avions choisi de louer une maison afin que nos deux familles puissent être réunies. Après le froid, l’altitude et les conditions parfois éprouvantes de la Bolivie, quel plaisir de retrouver la douceur du climat, la végétation et l’océan ! Nous voyagions cependant en hiver austral, qui n’est pas la meilleure saison pour profiter pleinement des plages : sur nos quatre journées, nous avons eu deux jours de météo mitigée et deux très belles journées ensoleillées. Mais finalement, cette atmosphère plus douce et ce rythme beaucoup plus tranquille correspondaient exactement à ce dont nous avions envie après l’intensité des étapes précédentes.

Les sites incontournables de Rapa Nui

Parmi les sites à ne surtout pas manquer, Ahu Tongariki est probablement le plus impressionnant : ses 15 moaï alignés face à l’intérieur de l’île, avec l’océan dans leur dos, constituent l’une des images emblématiques de Rapa Nui. À quelques kilomètres se trouve Rano Raraku, l’ancienne carrière des moaï, où furent sculptées la grande majorité des statues de l’île. Des dizaines de moaï, certains encore inachevés, semblent surgir directement des flancs du volcan : c’est sans doute l’un des endroits qui permet le mieux de comprendre l’histoire de ces mystérieuses statues. Autre incontournable, Anakena, magnifique plage de sable clair bordée de cocotiers où plusieurs moaï se dressent à quelques mètres de l’océan. Le contraste entre la plage presque tropicale et les statues est assez saisissant. Enfin, direction le spectaculaire volcan Rano Kau et son immense caldeira, aujourd’hui tapissée de végétation et de petits lacs. Juste à côté, le site cérémoniel d’Orongo, perché sur les falaises face au Pacifique, raconte une autre partie fascinante de l’histoire de Rapa Nui, celle du culte de l’Homme-Oiseau. En quelques sites seulement, on découvre ainsi toute la diversité de l’île : archéologie, volcans, paysages sauvages, culture polynésienne et plages.

La découverte de Rapa Nui demande toutefois un minimum d’organisation, car la plupart des grands sites archéologiques ne peuvent désormais être visités qu’accompagnés d’un guide accrédité, une contrainte à prendre en compte dans la préparation du séjour. L’avantage est qu’une fois sur les sites, on peut souvent s’approcher relativement près des moaï et des ahu, ce qui rend leur découverte particulièrement impressionnante. Nous avons fait le choix de réserver un guide uniquement à la demi-journée pour découvrir plusieurs sites essentiels, puis de conserver le reste de notre séjour beaucoup plus libre. Nous avions envie de profiter de l’île autrement : plage, balades, petits restaurants, bars et moments sans programme précis. C’est aussi ce que nous avons aimé à Rapa Nui : au-delà des moaï, il règne sur l’île une véritable douceur de vivre, une ambiance polynésienne décontractée qui donne rapidement envie de ralentir.


La Bolivie restera sans aucun doute l’une des étapes qui nous marquera le plus parmi tous nos voyages. Pendant quatre jours, nous avons traversé des paysages d’une beauté presque irréelle : lagunes colorées peuplées de milliers de flamants roses, volcans, déserts d’altitude, formations rocheuses et bien sûr l’immensité blanche du Salar d’Uyuni. Mais au-delà des paysages, nous avons été profondément touchés par l’authenticité du pays et de ses habitants. Les conditions ne sont pas toujours faciles, l’altitude est éprouvante et les distances importantes, mais c’est aussi ce qui rend l’expérience aussi forte. La Laguna Colorada et ses milliers de flamants restera notamment gravée dans nos mémoires comme l’un des plus beaux paysages que nous ayons vus au cours de tous nos voyages.

Terminer par l’Île de Pâques était finalement le contraste parfait. Après le froid, l’altitude et les longues journées de piste, nous avons retrouvé l’océan, un climat plus doux et surtout un rythme beaucoup plus tranquille. Ces quelques jours entre plages, balades, restaurants et découvertes culturelles nous ont permis de terminer le voyage en ralentissant. Deux destinations totalement différentes mais parfaitement complémentaires, qui concluent de manière exceptionnelle ce voyage entre Chili, Altiplano bolivien et Pacifique.


Si vous souhaitez faire le même voyage et connaître toutes mes adresses (guides, hôtels, restaurants, transferts), contactez-moi !

J'organise pour vous ce voyage exceptionnel en dehors du tourisme de masse.



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